Lithopédion de Damso a fuité plus tôt que prévu

MISE À JOUR après avoir écouté l’album en boucle pendant deux jours, je peux vous assurer que mon avis est complètement différent. J’ai lu les paroles je les ai analysées je les ai décortiquées et je peux à présent dire que cet album est complet et son meilleur à ce jour. Comme le dit Damso lui-même pour Festival de rêves « une musique se réécoute » et c’est là qu’elle prend son sens. Alors je vais vous mettre en rouge mon avis et quelques infos que j’ai eu.

Rdv le 4 décembre à l’Accor Hotel Arena de Paris. Je ne sais pas pour vous mais Moohood y sera ! Ah oui oui oui..

Mercredi 13 juin 2018, 23h45

Je reçois un lien de mon meilleur pote sans un mot : « Lithopedion » en stream ! Mais quel cadeau…! Comme je ne l’attendais pas avant le 15 juin, date de sortie initiale, la curiosité est trop forte!
 
Tant pis! Je me lèverai plus tôt demain pour l’écouter. Et voilà mon « bilan »
 
1 – Intro : On reprend avec la fin de « une âme pour deux » (dernier son d’Ipséité) mais tellement lourd ! Du sale comme il sait le faire ! ** j’espère tellement qu’il va y en avoir dans cet album!!!**
 
2 – Festival de rêves : Trop d’auto-tune et perso j’ai pas accroché avec le son. Ce son est très intelligent ! Damso l’a écrit de sorte à ce qu’on le relise à l’envers pour avoir la fin de l’histoire. 
 
3 – Baltringue : Clairement une dédicace !  Paroles sympa, un son qui se retient facilement. « Le monde est fait de gens qui font les choses, ceux qui disent qu’ils auraient pu le faire, auraient dû le faire, vont sûrement le faire et ceux qui sont juste en train de faire les choses. » 
 
4 – Julien : Ce son est sorti il y a une semaine sur YouTube. Je me revois avec mon collègue « Damso a sorti un son à mon nom!! » ! Branche les écouteurs et on l’écoute direct! 
Un changement de rythme dans le son qui lui permet d’être frais et de plaire à un plus grand nombre. Et bien en effet non. Le son « Julien », sorti la semaine dernière, n’était absolument pas celui-là. J’avais fais l’impasse pendant l’écoute pensant le connaître et finalement.. rien à voir.   
 
5 – Silence : Feat avec Angèle. La petite sœur de Roméo Elvis pose à côté du Dem’s, après avoir fait la première partie de sa tournée. Dommage qu’elle ne « chouine » que 30 secondes à la fin avec 2,3 mots d’une voix trop frêle. Mea Culpa ! Morceau très touchant où Damso nous parle de sa relation compliquée avec la mère de son fils. Je ne la supportais pas à la première écoute et maintenant je me sens gênée de l’écouter, comme intrusive.  
 
6 – Feu de bois : un Damso adulte plus calme. Écriture très intelligente. Encore avec des homophones, des mots qui sonnent pareils et qui s’entremêlent. Elle est en raisonnance avec le morceau Silence et aborde la même thématique. 
 
7 – Meme issue  : Petit son d’été aux sonorités africaines. Bon… il fait quand même rimer fellation avec population et malnutrition mais bon… c’est Dem’s
 
8 – Smog : Pas ouf du tout ! L’instru encore une fois made in 9.2. Un son juste bof. Pour l’info le smog c’est l’espèce de nuage mi pluie mi pollution qu’on a dans les grandes villes. Donc dans l’esprit du nuage qu’on expire quand on bedave. 
 
 
 
9 – 60 années : l’instru du début aurait pu être la B.O d’un film Disney et on entre dans un monde un peu plus sombre quand Damso pose clairement pour parler de la mort. Je vous laisse me donner votre avis car de mon côté, personne n’a le même! « La vie ne fait que 60 années, pour profiter il faut pêcher.  Donc on hésite puis on se fait chier,  donc on médite pour exister »
 
10 – Aux paradis : beat electro de discothèque de beaufs dans les années 90’s… Par contre le flow de Damso est là. Mais on zappe le refrain ! 
 
11 – Dix leurres : dealer, petit son de meuf qui passe bien le matin. Un de mes sons préférés, j’adore ! Je me vois déjà à Bercy : « Yeux rivés vers le ciel, bras long, fais-moi un VIE » 
 
12 – Nmi : Alors à mon plus grand étonnement ce n’est pas « Noémie » mais « ennemi ». Du grand Dams ! Complément d’info, il semblerait que NMI se lirait également à l’envers « IMN » comme l’hymne qu’il était sensé écrire pour l’équipe de Belgique pour la coupe du monde, puis qu’on lui a retiré, le jugeant misogyne (notamment).
 
13 – Perplexe : Je déteste le beat. Digne d’un navet hip-hop du hit machine sur M6… NEXT! Alors oui j’ai encore du mal avec la prod mais maintenant j’aime beaucoup les paroles. 

14 – Tard la night : Elle aurait été mieux chantée par Hamza ! 

15 – Noir meilleur : J’aime beaucoup !!!! Petit son tout smooth ! Je l’aimais déjà beaucoup mais là je connais déjà la fin de chaque phrase ! Et encore une fois je vois déjà Bercy avec de belles lumières été une super balance « j’ai fait l’amour, j’ai fais le mort, j’ai fais le VIE »
 
16 – William : C’est clairement une instu à la Booba ! Morceau monotone et très lisse. « Dernier album ou peut être pas, la vie nous l’dira »
Hmm… dis pas ca Dem’s ! Attendez, attendez, et voilà vous assistez à un retournement de veste ! Il se trouve que William est le prénom du Dem’s et sur ce son il se livre vraiment et c’est beau ..  et seconde info, la phrase sur le dernier album était apparu l’hiver dernier sur le compte Instagram de Damso après qu’il ai effacé toutes les photos de son compte. Il s’agissait en fait d’un teaser pour annoncer Lithopedion. Dernière phrase de l’album qui vient de boucler la boucle.
 
17 – Humain : Ce genre de son que je peux faire écouter à mes parents. Un air de Brel ou Boris Vian dans la mélodie et les rimes. Bonus track disponible seulement sur la version CD 
 
18 – Ipséité : Je ne l’aimais pas vraiment mais là j’y prend goût et je trouve qu’elle conclue très bien ce nouvel Opus! Bonus track disponible seulement sur la version numérique. «Mais pour l’amour de la SACEM je fais preuve d’ipséité» c’est cocasse pour un son dispo qu’en dématerialisé. « D’ailleurs j’ai fait mon premier million mais j’ai toujours pas payé les impositions » 
 
 
Dans « Batterie faible » Damso devait faire ses preuves et a lâché ses sons comme un ado en révolte. Dans « Ipséité » c’est le jeune adulte encore un peu fougueux et plein de questions qui parle. Dans « Lithopedion » on a plutôt un album de la maturité. Plus éclectique et métissé mais du coup moins de « sale foufou ». D’ailleurs comme les couvertures des albums qui sont de plus en plus intimistes. On se demande ce qu’il va nous prévoir pour la suite. Il avait quand même écrit plus de 300 sons pour cet album, alors si tu veux en sortir juste comme ça, nous on prend !
 

Dans l’ensemble de bons sons mais pas grand chose d’ULTRA LOURD à part peut être l’intro. Trop d’auto-tune sur les refrains. Arrêtez les gars svp…

 Note Moohood : 9/10
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